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Rencontre avec l’artiste Asmaa Essafi: Animé par l’écrivain safiot LAHBOUBI EL MOSTAFA à L Alliance française

journal electronique alahdat.net / LAHBOUBI EL MOSTAFA /

Mes dames et messieurs, bonsoir, heureux d’être parmi vous, et honoré de la demande courtoise  d’ Asmaa Essafi pour présenter son  livre. Un livre d’art, il n’y en a pas beaucoup au Maroc, plus encore à Safi, Mais notre artiste a franchi le cap est a décidé de publier son livre. Aux éditions « auteurs du monde »  Félicitation Asmaa. Et bon courge pour la suite.

Je tiens aussi a remercié l’alliance française en la personne de son directeur Mr Lucas  et tout le staff  pour son engagement envers la culture en général et l’art en particulier. A ces soldats de l’ombre qui ont œuvrer avec abnégations pour la réussite de cette rencontre. Mes remerciement vont également à Mr Jean ATTIAS directeur des éditions « auteurs du monde » pour sa présence avec nous ici à Safi, cité océane, est berceau de la culture, pour assister à cette rencontre.

Elle s’appelle Asmaa Assafi  artiste autodidacte, native de safi. Au début c’était la céramique, son premier amour disait elle,  début 2007,  elle entame une  formation auprès de la cellule d’innovation de l’ONUDI ( organisation des nations unies pour le développement industriel)   à la délégation des arts traditionnels de Safi sous l’encadrement de grand Maitre Ahmed Lghrissi et Mr Gorgio Luciani  designer italien  .  Le coup de foudre avec l’argile. De cette matière noble elle disait dans la page 5 paragraphe 2 « l’argile me chuchote une histoire, me dévoile des sacrifices et des prouesses, des sentiments de peine et de joie …l’argile m’enseigne les secrets de la vie ».

C’est un dialogue latent mêlé d’amour et respect  que livre notre artiste avec la glaise, un dialogue intime « Elle, c’est-à-dire l’argile me parle du miracle de la nature qui l’a métamorphosée jusqu’à ce qu’elle apparaisse entre nos mains comme un moyen d’exprimer une imagination fertile ou une réalité existante » page 5 paragraphe 3. Notre artiste s’identifie avec cette matière qu’elle qualifie de noble.

Elle sait comment décortiquer son code, entre ses doigts l’argile capitule, s’abandonne à la finesse des ces doigts,  dans ce sens, elle dit « l’argile arrive, brute, comme un défi … elle me révèle sa délicatesse, et sa courtoisie, et moi j’adapte ma technique à sa disponibilité ». 

C’est un processus d’identification entre elle et la glaise, la matière devient le prolongement de mon corps.  elle cite

Hier, au bazar, j’ai vu un potier

Qui foulait sous ses pieds l’argile

Et celle-ci lui disait dans son langage : « j’ai été comme toi. Ménage-moi » les 144 quatrains

OMAR KHAYYÄM

Sa passion pour la céramique est récompensée du premier prix de l’innovation, lors des trois éditions du trophée de la céramique de Safi,

      2007 : Prix de l’innovation  au 1ER trophée de la  céramique à la ville de Safi              

  •   2008 : Prix de l’innovation au 2éme trophée de la  céramique à la ville de Safi             
  • 2009 : participation au festival de l’étrange d’Essaouira deuxième édition                   
  • 2010 : participation au festival de l’étrange d’Essaouira troisième édition                    
  • 2010 : Prix de l’innovation au 3éme trophée de la  céramique à la ville de Safi             
  • 2011 : Participation à la foire d’artisanat de la ville de Safi.                                            
  • 2012 : Résidence à l’alliance franco marocaine de Safi et exposition                             

: En 2013  elle commencé à m’intéresser à la photographie et la composition numérique et à la peinture.

  • 2013 : participation au festival Alwan asfi première édition
  • 2013 : participation au festival international des arts plastiques Safi
  • 2014 : exposition individuelle à la délégation de la culture de Safi
  • 2014 : exposition collective à l’occasion de la journée de la femme à la délégation de la culture de Safi
  • 2014 : Participation à l’émission télévisé «  Ach khbarakom  » autant qu’artiste de la ville de Safi
  • 2014 : participation au festival Alwan Asfi deuxième édition.
  • 2015 : conception trophée pour la journée de la femme délégation des arts traditionnels ville de Safi
  • 2016 : exposition toiles contemporaines à l’ occasion de la nuit des galeries de la délégation de la culture de Safi .

De la photographie elle va faire son fer de lance pour promouvoir, défendre et préserver le patrimoine architectural de la cité océane.  La ville a vu déferler  à travers son histoire mouvementée des civilisations et des peuples venus d’ailleurs qui ont laissé les séquelles de leur passage.

C’est dans les ruelles exigües de la vieille médina que vous pouvez au hasard du jour, rencontré l’artiste, en quête de la belle prise, une photo qui fige l’instant et redonne vie à la médina, avec la photographie, elle livre un combat acharné contre le délabrement et l’oubli du patrimoine architectural de la cité océane. Elle dit «  Safi par ses voûtes antiques et sa façade maritime, défie le temps et force l’admiration. Son passé glorieux restera gravé pour toujours dans la mémoire grâce à son héritage architectural composé de monuments et sites.  Tazzafin , par son admirable glaise, invoque la pureté des origines. Une céramique polychrome d’une grande beauté » page 37. C’est son challenge, la culture contre les allias du temps, la photographie contre celle des hommes.

Paru aux éditions « auteurs du monde » en 2016, le livre sous format 20*30 est composé de quatre

Des photographies de sculptures en argile blanche

Des photographies composées,  sculpture argileuse et autres motifs

Une  série de photographie mélange de pièce de poterie locale d’une rare beauté et des éléments du patrimoine de la cité avec la présence intrigante  du disque lunaire.

Le livre  se termine par une  anthologie de pièce de poterie toutes récompensées.

  1. Je cède la parole à Mr Lucas directeur de l’alliance
  2. la parole à Mr Jean Attias l’éditeur
  3. Exposé de l’artiste
  4. L’interview :

Alors Asmaa,  parlez nous de votre expérience en tant que céramiste puis de votre passage à la photographie.

Q : vous avez choisi pour votre première édition deux couleurs monochrome le blanc et le noir, si vous permettez qui justifie ce choix ?

Q :    vous dites l’argile me chuchote une histoire, me transmet son dialecte caché qu’elle ne révèle qu’à celui qui lui confie sa propre légende. Comment ?

Q : «expliquez nous cette belle phrase chaque soir, avec l’argile je débute un pèlerinage empli d’espoir et de chagrin »

Q : avec la photographie vous ouvre une nouvelle ère dans votre carrière d’artiste,  vous faite de la photo numérique un outil pour figer l’instant et immortaliser des lieux et des monuments de la cité agonisante.  Est-ce  que aujourd’hui, on peut miser sur l’art et la culture pour défendre et préserver le patrimoine ?

Q : si on contemple vos photographies, trois éléments disparates, des pièces de poteries locales, des éléments du patrimoine de la cité et le disque lunaire. Comment vous expliquez une telle alchimie ?

Q : la clarté nocturne constitue un élément romantique d’une sensibilité passionnelle et mélancolique ?  On sent dans vos œuvres l’omniprésence des couleurs monochromes. Est-ce que c’est un choix stylistiques imposé par une vision du monde que vous cherchez à véhiculer ou autre chose .

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